Le travail non rémunéré – Travail invisible

Pour que chaque tâche compte

Encore aujourd’hui, selon les résultats de la consultation « Femmes et ruralité », l’on estime que 33 % des femmes travaillent sur l’entreprise de leur conjoint, à temps plein ou partiel, et n’ont aucune rémunération, soit en salaire ou en part. Il est considéré comme étant normal qu’elles donnent un coup de main sur l‘entreprise sans compensation financière. Toujours selon la consultation, les femmes considèrent que leur situation financière a été préoccupante fréquemment à 37 % et 44 % d’entre elles croient que leur situation financière ne changera pas dans la prochaine année.

Il n’est pas rare que les productrices s’engagent dans une relation d’affaires sans papier et basée sur la confiance mutuelle entre conjoints. Advenant une rupture ou un décès, ces femmes deviennent très vulnérables.

Plusieurs agricultrices ne voient pas leur retraite ou leur avenir de façon positive. Plusieurs ont peu ou pas cotisé au Régime des rentes du Québec ou dans des REER. Les salaires ont généralement été réinvestis dans l’entreprise. Plusieurs retraitées ou préretraitées sont totalement dépendantes de leurs conjoints.

Les  18 850 « conjointes d’agriculteurs » effectuent 5 774,60 $ de travail bénévole par année soit une valeur de plus de 108 millions de dollars dans les entreprises agricoles.

Un mémoire a été déposé en 2016 au Secrétariat à la condition féminine pour faire un état de situation sur les femmes en agriculture. Ce mémoire a permis aux Agricultrices du Québec de devenir une organisation incontournable auprès du Gouvernement.

Aujourd’hui

Les Agricultrices du Québec travaillent en collaboration avec l’UQAM et le Secrétariat à la condition féminine pour développer un outil de calcul pour chiffrer le travail non rémunéré fait par les agricultrices. Nous souhaitons que cet outil permette aux femmes d’obtenir des gains fiscaux.

Les Agricultrices du Québec participent à une table de concertation provinciale avec d’autres groupes œuvrant auprès de femmes pour effectuer des revendications communes en lien avec le travail invisible auprès des décideurs.

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