Accès à la propriété et reconnaissance économique

Une des longues batailles que les Agricultrices ont menées.

Les revendications faites par les femmes collaboratrices auprès de l’UPA ont permis de statuer, en 1980, que le statut de la femme dans l’Union devait être celui de productrice agricole et non de collaboratrice.

Ces femmes ont aussi militées auprès du gouvernement afin que les conjointes de producteurs puissent, elles aussi, avoir accès à la prime à l’établissement. La Loi sur le financement agricole élimine cette clause discriminatoire en 1986 pour les agricultrices de moins de 40 ans.

En 1989, les épouses collaboratrices peuvent être reconnues comme salariées.

L’année suivant, en 1990, entrait en vigueur le programme d’accès à la propriété pour les conjoints et conjointes de 40 ans et plus. Cette mesure a fait considérablement augmenter le nombre de femmes propriétaires et copropriétaires d’entreprises agricole au Québec.

Il faut se rappeler qu’en 1981, seulement 4 % des femmes ont des parts dans les entreprises agricoles. En 1987, ce taux augmente à 12 %. C’est seulement suite à une mesure spéciale visant à favoriser l’accès à la propriété pour les conjointes de plus de 40 ans en 1990 que le pourcentage de femmes propriétaires augmente à près de 25 %. Depuis cette mesure, ce chiffre est resté relativement stable.

Aujourd’hui

Les femmes s’établissement plus tardivement que leur homologue et dans un contexte moins planifié.
Elles sont plus nombreuses à démarrer une nouvelle entreprise (45 % vs 30 %).
Les transferts d’entreprises familiales sont moins fréquents et elles acquièrent moins de part initialement que les hommes.

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