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Secrétariat 169, montée Rivière des Fèves St-Urbain Premier (Québec) J0S 1Y0 Tél.: 450 427-2680 Téléc.: 450 427-1322
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En avril 1992, le Syndicat des agricultrices de Val-Jean voyait le jour. Comme pour les onze autres regroupements syndicaux établis à travers le Québec, le nôtre représente beaucoup pour les femmes de la région oeuvrant dans le milieu de l'agriculture, plus précisément pour celles impliquées sur leur ferme et ne détenant aucun titre de propriété ainsi que pour les productrices propriétaires qui ne sont pas membres de l'Union des producteurs agricoles.
Le Syndicat des agricultrices de la région de Val-Jean est un regroupement volontaire qui encourage l'implication au sein de l'Union des producteurs agricoles (UPA) ainsi que dans les diverses structures de notre société. Nous travaillons spécialement à reconnaître et à valoriser la profession d'agricultrice. Développer la fierté des agricultrices est essentiel si nous souhaitons que la relève féminine choisisse elle aussi ce mode de vie. De plus, le syndicat désire créer des occasions de rassemblement à travers différentes activités telles que :
- la formation adaptée aux besoins des agricultrices;
- la promotion de la profession d’agricultrice par un gala annuel;
- la sécurité à la ferme auprès des jeunes;
- la relève agricole féminine;
- la promotion de notre région par un voyage durant l'été.
Chaque année, des actions initiées par le Syndicat des agricultrices de Val-Jean mettent en valeur le savoir-faire de nos agricultrices. Notre regroupement syndical, c’est d’abord et avant tout :
- une histoire qui a pris forme en 1992;
- cent soixante-sept membres en 2005;
- une affiliation à la Fédération des agricultrices du Québec ainsi qu’à la Fédération de l’Union des producteurs agricoles de Saint-Jean/Valleyfield;
- huit agricultrices membres au conseil d’administration en 2005;
- des agricultrices présentes et actives au sein des conseils d’administration des différents syndicats de base de la Fédération régionale;
- un réseau de contacts bien établi.
Conseil d’administration 2009-2010

Debout : Lucille Poirier (secteur Beauharnois), Hermine Bourdeau Ouimet (Secteur Huntingdon), Chantal Girard (Secteur Napierville), Sylvie Gemme (Secteur St-Jean/Chambly) Assis : Michèle Proulx, Vice-présidente (Secteur Soulanges), Johanne Trottier (Secteur Vaudreuil), Danielle Ferland, présidente, Lise Lapointe, 3e membre de l'exécutif (Secteur Châteauguay), Lise Filiatrault, secrétaire-trésorière
Le Syndicat des Agricultrices de Val-Jean se divise en 7 secteurs représentés par une administratrice siégeant sur le conseil d’administration. Les secteurs sont divisés ainsi :
Secteur Beauharnois Lucille Poirier Production laitière
Secteur Châteauguay Lise Lapointe Production bleuets de corymbe
Secteur Huntingdon Hermine Bourdeau Ouimet Production acéricole
Secteur Napierville Chantal Girard Production acéricole et maraîchère
Secteur St-Jean/Chambly/Verchères Sylvie Gemme Production pomme de terre
Secteur Soulanges Michèle Proulx,1re vice-présidente Production laitière
Secteur Vaudreuil Johanne Trottier Production grandes cultures
Danielle Ferland, présidente Production laitière
Lise Filiatrault, secrétaire Production forestière
Mission du syndicat des agricultrices de Val-Jean
- regrouper toutes les agricultrices dans la région de St-Jean-Valleyfield, les représenter et les informer;
- développer une prise de conscience individuelle et collective de l’importance de la contribution des femmes en agriculture;
- participer aux orientations de l’agriculture québécoise en définissant une place aux femmes dans le secteur agricole;
- surveiller et inspirer toute législation intéressant ses membres;
- faire une place aux femmes non propriétaires dans le syndicalisme agricole.
Pourquoi devenir membre?
Parce que le syndicat :
- m’apporte des connaissances sur divers sujets et surtout une valorisation de mon travail quotidien;
- me valorise en tant qu’agricultrice;
- m’apprend les enjeux et les priorités du monde agricole;
- m’aide à acquérir de nouvelles connaissances et à développer l’estime de moi-même;
- me donne des contacts avec d’autres agricultrices;
- crée un sentiment d’appartenance;
- augmente mon réseau de contacts;
- me donne l’occasion de prendre ma place en agriculture, dans ma famille et dans la société;
- m'apporte une ouverture sur l’ensemble de l’agriculture vécue au féminin;
- me fournit la possibilité de créer des liens, de développer des amitiés et de m’ouvrir aux enjeux mondiaux;
- me donne l'occasion de faire valoir mon opinion.
C’est aussi une façon simple de nous aider à représenter, auprès du monde agricole et autres instances gouvernementales, l’importance des agricultrices et productrices agricoles. Plus nous sommes de femmes agricultrices à soutenir volontairement un organisme qui comprend bien ce que chaque femme vit dans l’entreprise agricole quelle qu’elle soit, plus nous allons faire avancer nos droits et les faire respecter et ce, peu importe le domaine où chacune d’entre nous oeuvrons.
Activités
20 juillet 2010 Sortie agrotouristique dans le secteur de Soulange : Les Moulins de Soulanges, le Centre équestre thérapeutique Marie-Laurence, dîner au Domaine aux quatre saisons et visite des jardins et visite au Vignoble les Côtes de Vaudreuil où nous aurons une initiation à la dégustation de vins 30 $/membre - 45 $/non-membre (réservation avant le 13 juillet 2010, transport en autobus)
2 septembre 2010 Assemblée générale annuelle - accueil dès 9 h Amphithéâtre du site historique La Bataille de la Châteauguay 2371, ch. Rivière Châteauguay, Howick (Allens Corner)
2 octobre 2010 Gala «Hommage aux agricultrices» - cocktail 18 h 30 Hôtel Plaza Valleyfield 40, avenue du Centenaire, Valleyfield 55 $/membre - 65 $/non-membre - 35 $/12-18 ans
Pour information : Lise Filiatrault 450 427-2680 Courriel :
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L'AGA des agricultrices de Val-Jean et
dévoilement des candidates 2009
Le 3 septembre 2009, lors de notre 18e assemblée générale annuelle, pas moins de 60 personnes étaient présentes. La présidente de la Fédération des agricultrices du Québec, Carmen Ducharme était avec nous ainsi que le président de la Fédération UPA Saint-Jean-Valleyfield, Bernard Vincent qui sont venus nous entretenir des enjeux agricoles. Monsieur Pierre Desrosiers du réseau agriconseils de la Montérégie Ouest est venu nous faire une conférence sur la place des femmes dans la gestion des fermes et les projets de transfert ou de démarrage. Dans l'après-midi, nous avons dévoilé le nom des candidates.
Elles seront honorées lors du 13e gala « Hommage aux agricultrices » à l’Hôtel Plaza Valleyfield le 26 septembre prochain.
Les coûts des billets sont de 55$/membre, 65$ non membre et de 35$ pour les 12-18 ans. Pour information et réservation contactez Lise Filiatrault téléphone 450 427-2680 ou courriel
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Séminaire "Cultive ta place!" 2010
Ce sont quatre-vingt dix agricultrices venues des quatre coins de la province et siégeant sur des postes d’administration qui participèrent au séminaire « Cultive ta place ». Vingt-quatre agricultrices de Val-Jean quittèrent la région, en autobus, par une belle matinée et arrêtèrent à St-Hyacinthe pour embarquer quatre autres agricultrices de cette région. Un bon dîner fut pris à notre arrivée à Québec.
Ce séminaire étalé sur deux jours, a permis d’apprendre : « Que se créer un réseau, c’est plus qu’échanger des cartes d’affaires ». Cette conférence donnée par Madame Lise Cardinal fut très enrichissante. Elle expliqua comment tirer profit du maximum de nos rencontres en étant mieux équipées pour créer des alliances parmi un réseau. Pour établir ce réseau, il faut savoir à qui l’on a affaire et faut bien préparer sa présentation d’où l’importance d’avoir des cartes d’affaires. Il faut savoir être brève, jauger la personne qui est devant nous et pour que notre réseau soit durable, il faut garder le contact. Ne pas avoir peur d’entrer dans un cercle de discussion, ne pas s’asseoir seule à une table et ne pas être gênée de se faire valoir. Voilà la clé du succès pour que les autres soient susceptibles de nous aider. Prendre aussi le temps de les remercier par une bonne poignée de main lorsqu’ils ont fourni de l’information.
Après une pause bien méritée, la deuxième partie s’est poursuivie sur le thème : « Désamorcer ses émotions : c’est possible », présentation faite par Madame Andrée Jetté. En agriculture, nous sommes habituées à vivre avec le stress. La femme se sent souvent coupable quand l’autre se repose. Il faut prendre du temps pour nous aussi. Avoir des émotions, c’est un cadeau que l’univers nous fait. C’est la preuve que nous sommes en vie. « On reçoit de la vie uniquement ce qu’on pense qu’on mérite ». Faut être capable de dire comment on se sent. On a 24 heures pour régler une émotion. Si elle reste en dedans, on sent une boule au niveau du plexus solaire et cette boule qui reste plusieurs années revient toujours nous hanter. Il faut savoir dire ou écrire cette émotion qui est refoulée à l’intérieur de nous. Faut être capable d’enregistrer une bonne émotion « record » coté gauche et d’éjecter une mauvaise émotion « éjecte » du côté droit.
Le souper, servi à la salle Des Plaines fut suivi par la conférence donnée par Monsieur Christian Lacasse, président de L’UPA sur « L’UPA du futur ». Il fut bombardé de questions et de commentaires en rapport la place que l’agricultrice doit avoir dans la structure de la nouvelle réforme que l’UPA envisage de faire avec « L’UPA du futur ». Ces commentaires remplis d’émotions par moments l’ont, sans doute, sensibilisé à cette place durement acquise au fil des ans et que les agricultrices veulent garder absolument. Il invite donc toutes les agricultrices du Québec à se prononcer à l’occasion des assemblées de consultation qui se tiendront dans chacune de leur région.
Le lendemain, après avoir dégusté un très petit déjeuner à l’européenne, une formation sur : L’art de communiquer et vendre ses idées » fut donnée par Monsieur Maurice Fillion. Il nous parle des caractéristiques d’un bon communicateur qui sont : l’émotion dans sa présentation, de la conviction dans ses propos et dans la façon de le dire et de son non-verbal par sa personnalité. Il faut savoir reconnaître et déterminer combien de temps nous disposons lors d’un premier contact avec la personne en face de nous. Comme les gens sont de plus en plus pressés, faut savoir rapidement ce que l’on veut dire et avoir les mots justes pour le dire. Les gens fonctionnent en fonction du cerveau gauche s’ils sont : rationnels, logiques, analystes ou bien du cerveau droit s’ils sont émotifs, sensibles, affectifs et irrationnels. Il faut retenir que les émotions modifient la prise de décision et le souvenir. Il nous explique aussi qu’il existe quatre types de personnalité qui sont: le rouge (18% de la population), le jaune (28% de la population), le vert (40% de la population) et le bleu (14% de la population). Cependant, il n’est pas rare de trouver des gens avec deux types de personnalité mais un seul est prédominant. Donc, quant vient le moment de vendre un produit ou des idées, il faut être capable de déterminer rapidement quel type de personnalité à la personne devant nous. Il faut, à tout moment, être capable de traduire en avantages et non en désavantages nos demandes et nos idées à vendre.
Par la suite, une période de commentaires est tenue pour recueillir toutes les demandes et idées au sujet de « L’UPA du futur », commentaires positifs sur la pertinence de la présence des femmes dans cette nouvelles structure et commentaires qui seront présentées par la FAQ au conseil général de la Fédération de l’UPA.
À la fin du séminaire, prêtes pour le départ, nous avons dû attendre environ une bonne heure et demie, car l’autobus ne fonctionnait pas. Sur le chemin du retour un bon souper fur partagé à Drummondville. C’est sur un « au revoir » que nous avons quitté les agricultrices de St-Hyacinthe, celles qui débarquèrent à Ste-Martine et celles qui débarquèrent à Valleyfield. Chacune est partie avec cette phrase : « Cultive ta place et n’aie pas peur de la prendre ».
Par Yolande Baril Cécyre
Lauréate régionale représentante de la région
de Val-Jean au Gala Saturne 2009

Mme Marie-Josée Lebire, Sainte-Clotilde Production: Transplants de légumes
Marie-Josée dirige la production aux Serres Lefort de Sainte-Clothilde de Châteauguay. Elle produit, sur près de 4 hectares de serres et de tunnels, 151 millions de jeunes plants de toutes les variétés de légumes pour 70 % des maraîchers du Québec et même d’ailleurs.
C’est le gagne-pain de centaines de maraîchers qu’elle tient entre ses mains. C’est à 3 heures du matin que commence sa journée pour vérifier si ses bébés (plants) ont passé une bonne nuit. Elle sait d’instinct, en humant l’air, si la température et l’humidité sont adéquates.
Elle parcourt le monde pour découvrir les dernières innovations et prend le risque de les utiliser. Ainsi, les semis évoluent dans une chambre de germination unique au Canada.
Elle collabore avec tous les organismes de recherche qui réclament sa participation et contribue au développement de l’agriculture québécoise. On a qu’à penser à son programme innovateur de traçabilité, aux transplants en mottes cubiques, aux transplants biologiques, aux greffes de plants de tomates, à la solution qu’elle a apportée aux problèmes des laitues hydroponiques et à sa future production de mûres et de framboises sous tunnels.
C’est avec la même passion qu’elle veille au bien-être de ses cinquante employés ainsi qu’avec les travailleurs mexicains à qui elle s’adresse en espagnol.
Commencer avec presque rien et arriver à produire 70% des transplants de légumes québécois en 15 ans exige une énergie et une vivacité d’esprit remarquable, un sens de l’organisation inné et une certaine témérité.
Boursière régionale de la région de Val-Jean 2009
Native de Lancaster en Ontario, Suzanne André a grandi sur une ferme laitière. Elle suivait partout son père qui était commerçant d’animaux. Cela lui permettait de rencontrer des gens et de voir les différentes méthodes d’une ferme à l’autre. Ce mode de vie a grandement contribué à forger sa personnalité. Ceux qui la connaissent vous diront à quel point Suzanne est une personne sociable et volubile.
Elle épouse Adrian André en 1969. Ensemble, ils ont trois enfants, Stéphane, Julie et le cadet Éric qui est maintenant dans l’entreprise. Madame André a toujours été présente sur la ferme. Que ce soit pour faire la traite, travailler dans les champs, faire de la moulée ou décharger des voyages de foins, elle savait comment faire. Elle était toujours entourée des ses trois enfants et voyait a ce qu’ils soient toujours en sécurité sur la ferme.
Depuis que la relève s’est installée et qu’il y a eu automatisation des installations, ses tâches ont changés. Elle s’occupe de la comptabilité, de la gestion administrative et de l’entretien extérieur. Elle fait partie d’un groupe d’horticulture qui organise des conférences une fois par mois. Sa passion pour l’aménagement paysager est frappante et une visite sur sa propriété vous le prouvera bien! Elle élève également des veaux et des poulets qu’elle vend à ses clients fidèles.
N’étant pas très scolarisé au début de sa carrière, elle comprend l’importance de suivre des formations en agriculture. Elle suit les formations données par le club 4H de sa région pour améliorer les performances de son troupeau. Pour rester efficace dans la gestion de l’entreprise, elle assiste à des cours de comptabilité, d’utilisation de l’Internet et de différents logiciels, de santé animale, de ressources humaines et de procédure de transfert. La technologie avance à grands pas et Suzanne s’y adapte facilement. Faut dire qu’elle est très curieuse! Elle s’inscrit à beaucoup de colloques et de conférences autant de la région qu’ailleurs au Québec.
Toutes ces formations lui permettent d’être dans plusieurs organisations. Elle est administratrice depuis 4 ans au Syndicat de base de l’UPA de St-Polycarpe. Cela lui permet d’être au fait de l’actualité et des dossiers chauds de la région et d’y réagir. Elle a suivi des formations pour administrateurs qui peuvent l’aider sur plusieurs niveaux dans son entreprise. Elle privilégie aussi les formations offertes par le syndicat des Agricultrices.
Madame André s’implique beaucoup dans sa communauté. Elle est présidente du Cercle des fermières de St-Polycarpe, fait partie de l’organisation du carnaval, de l’Âge d’Or, de l’église et d’un tout nouveau regroupement d’action des citoyens en sécurité public. Sa facilité à diriger un groupe lui vient de toutes ces formations agricoles en ressources et relations humaines qu’elle a su intégrer en dehors de son entreprise. Cette femme d’affaire est d’organisation, car en effet, suivre autant de formation demande beaucoup de temps. Son horaire chargé ne lui fait pas peur, elle fait tout simplement ce qu’elle aime, apprendre. Elle aime apprendre et se perfectionner. Pour l’année 2010, plusieurs formations sont déjà prévues à son horaire, dont la photographie. Continue d’entretenir cette soif d’apprendre.
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