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En 1974, un comité d’étude de l’AFEAS entreprend une enquête sur la condition et la situation des femmes qui travaillent dans l’entreprise de leur mari, sans salaire, ni rémunération et reconnaissance. Elle démontre que toutes les femmes collaboratrices de leur mari dans une petite entreprise sont confrontées à des problèmes communs et qu’une action s’impose. Cette étude entraîne en 1980 la formation de l’Association des femmes collaboratrices.
En 1979, lors du congrès général de l’UPA, trois représentantes de chacune des fédérations participent à un atelier pour les femmes collaboratrices afin de définir le statut de collaboratrice. En 1980, le congrès général accepte la création d’un comité de la femme collaboratrice pour se donner les moyens d’étudier le rôle et le statut de la femme du producteur agricole au sein de l’UPA. Ce comité conclut que le statut de la femme dans l’Union doit être celui de productrice agricole.
En 1981, le congrès général de l’UPA accepte la recommandation du comité de tenir un colloque provincial des femmes en agriculture. À l’automne 1982, 13 rencontres régionales, organisées par les agricultrices, précèdent la journée d’étude provinciale, qui aura lieu en février 1983, sur la situation de la femme en agriculture. À cette occasion, les participantes demandent, entre autres, à l’UPA de former des comités dans toutes les régions du Québec, supportés techniquement et financièrement par l’Union; ce qui fut accepté.
De nombreuses agricultrices veulent donc être reconnues comme des individus à part entière qui travaillent dans une entreprise agricole leur appartenant en tout ou en partie. Cette notion de propriété établit la distinction entre l’Association des femmes collaboratrices et le Comité provincial des femmes en agriculture mis en place en 1984.
À partir de ce moment, les agricultrices se regroupent à l’intérieur d’associations ou de comité régionaux dans le but d’atteindre la reconnaissance économique et professionnelle de leur travail. En 1987, ces groupes deviennent des syndicats régionaux qui s’affilient à leur fédération de l’UPA respective ainsi qu’à la Fédération des Agricultrices, créée le 25 septembre 1987, en remplacement du comité provincial des femmes en agriculture. De cette façon, les femmes et les hommes en agriculture partagent leur quotidien, non seulement dans chacune des entreprises, mais aussi dans les lieux décisionnels.
Les présidentes provinciales de la FAQ furent :
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Mme Monique Bégin Beauce 1987-1988
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Mme Raymonde Chartrand Outaouais-Laurentides 1988-1994
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Mme Rena B. Martin St-Hyacinthe 1994-11 septembre 1996
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Mme Diane Montour Mauricie 11 septembre 1996- 19 janvier 1999
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Mme Carmen Ducharme Centre-du-Québec 19 janvier 1999 - 17 octobre 2009
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Premier logo de la FAQ

Ce premier logo dessiné par la firme Danielle Roy Design a été adopté en 1988.
Il a été pensé en fonction des agricultrices qui sont des femmes de tête, déterminées et persévérantes.
Il réunit tous les éléments qui sont particuliers à l'environnement des agricultrices :
- la demi-sphère représente la terre nourricière;
- l'œil représente le soleil ou le regard chaleureux de toutes ces femmes qui travaillent au gré des caprices du temps;
- le front est symbolisé par les rayons du soleil, c'est aussi le dynamisme et l'audace des agricultrices qui s'éclatent;
- enfin la chevelure, ce sont les sillons de la terre inspirant la plénitude.
La répétition de cette figure sert l'esthétique du logo mais rappelle aussi que la Fédération des agricultrices c'est près de 2 000 femmes qui y croient.
Logo actuel
À l'occasion de son 10e anniversaire en 1997, lors d'un concours provincial, la Fédération des agricultrices du Québec a fait le choix parmi les 18 propositions reçues; elle se dote alors d'une nouvelle signature visuelle.
Ce nouveau logo a été conçu par madame Carmen Ducharme, agricultrice, alors présidente du Syndicat des agricultrices de Nicolet.
Celui-ci définit bien la situation géographique, la mission et les femmes que la Fédération des agricultrices et ses syndicats régionaux représentent.
La cartographie de la province délimite le territoire et souligne l'élément syndical féminin unique de l'agriculture au Québec.
Les sillons, symbole d'une terre généreuse, identifient la diversité des activités agricoles et le dynamisme de ses entreprises.
Le soleil, énergie vitale, indispensable à toute culture et toute vie, reflète l'intensité de l'entrepreneurship qui caractérise les agricultrices.
Le profil de l'agricultrice jetant un regard sur l'entreprise définit son rôle professionnel. En la projetant en évidence, nous démontrons l'importance de son apport et de son implication dans l'évolution du monde agricole.
"Ce tout nouveau logo, a déclaré la présidente de l'époque, Mme Diane Montour, met en évidence le rôle des femmes en agriculture, elles qui apportent une vision originale au sein du mouvement syndical agricole. Il faut savoir, a-t-elle poursuivi, que l'implication des femmes en agriculture compte plus que jamais dans l'évolution des entreprises et du monde agricole québécois". (11 juillet 1997).
Il faut souligner la présence du ministre de l'agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation du Québec en la personne de M. Guy Julien. Il présentait aussi lors de ce lancement, " l'Inventaire de la formation offerte en leadership et en entreprenariat"
Il va sans dire qu'aujourd'hui les agricultrices sont de plus en plus présentes dans l'ensemble des secteurs tant sur l'entreprise que dans son milieu. Elles font connaître à bon nombre de personnes toute l'importance que revêt l'agriculture pour l'économie et la vie rurale des localités. Leur vision des choses est aussi un élément complémentaire lors des prises de décision et d'orientation.
Le dynamisme des agricultrices a permis la réalisation de projets touchant l'ensemble de la classe agricole. Leurs compétences ont valu à plusieurs entreprises de connaître une évolution rapide et équilibrée où chaque personne s'est sentie à l'aise. Pensons par exemple, à la prime à l'établissement au montant de 15 000 $ versée à l'entreprise lorsque la femme s'associait avec un minimum de 20 % des parts. Ce programme a permis à plus de 10 000 femmes d'acquérir des droits de propriété.
Partout, les intervenants tout comme les agriculteurs et les agricultrices reconnaissent l'importance des femmes pour l'ensemble du secteur agricole. Par contre, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et les raisons qui ont prévalu pour l'instauration des syndicats sont encore très pertinentes.
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